jeudi 9 juillet 2015

4

Je suis quatrième sur liste d'attente. "Quatrième bordel putain de merde" ai-je pensé très fort toute la journée, avant d'enchaîner les "fait chier et fuck l'épreuve d'anglais de merde". Ca fait beaucoup de vulgarité, je vous l'accorde. Mais je dois dire que ça défoule un peu.

Je suis donc quatrième sur une liste d'attente qui comporte 11 noms, sachant qu'il y a 28 admis pour ma filière. Quatrième. Quatrième. Foutue épreuve d'anglais. 


Si je le rate, ce sera à une ou deux places près. L'année dernière pour cette filière, visiblement 5 personnes de la liste d'attente ont été appelées. Mais ça varie selon les années. Les premiers seront contactés autour du 15 juillet je pense. Mais certains ont été appelés fin août. 

FIN AOÛT. 

Passé le moment où je me suis dit "OMG j'ai dû avoir une bonne note à l'entretien pour compenser l'anglais cooool" et où je me suis dit "allez on y croit", j'ai eu envie de pleurer très fort. 

Putain. Quelle poisse. 
Les gros mots font du bien dans ces circonstances. 


L'attente continue, encore et toujours... Eté beau et hyper stressant en même temps en perspective...

Foutue épreuve d'anglais.

jeudi 4 juin 2015

C'est là

Il s'est passé quelque chose pendant les oraux du CELSA. J'attendais là, devant la salle, je parlais avec les autres candidats très sympas, de temps en temps la femme du jury ouvrait la porte et appelait quelqu'un, ce qui me laissait le temps de jeter un oeil à travers la pièce pour observer les deux hommes. Quand on m'a appelé, et que j'ai commencé à parler, je n'étais plus stressée. J'étais même bien. J'ai adoré cet entretien (ce qui ne veut pas dire que je l'ai réussi mais c'est déjà ça), j'ai trouvé le jury trop-méga-cool. Plus sérieusement, on sentait qu'ils cherchaient vraiment à cerner la personnalité, à rassurer, à ne pas piéger. J'ai aussi bien aimé les locaux du CELSA, et la rue dans laquelle le bâtiment se trouve qui est toute mignonne. Au CELSA, je me suis sentie à ma place. C'est difficile à expliquer. Je veux intégrer l'école non seulement parce qu'il y a tous les arguments "rationnels" que je peux développer, mais aussi pour cette part d'intuition qui s'y ajoute et qui me dit "C'est ça, c'est là que tu dois être". Voilà ce qu'il s'est passé pendant les oraux du CELSA. Cette sensation d'être à ma place, même si les concours ne révèlent qu'une infime partie de l'école.
L'attente va être longue jusqu'au 9 juillet. Si seulement, si seulement elle pouvait se conclure par une bonne nouvelle. Même si j'avais une bonne note à l'entretien, j'ai peur que l'anglais me plante.

En attendant... Demain, pour le dernier cours de philosophie, le prof m'a demandé de préparer une colle (devant les gens de la classe qui vont encore en philo, à chaque cours un élève passe), il m'a justement proposé le sujet "l'attente" (c'était un petit clin d'oeil à ceux qui avaient passé l'ENS et qui auront les résultats vendredi). 

Le sujet est plutôt cool, j'espère faire une bonne présentation, ce sera ma dernière alors je voudrais bien terminer l'année ! 

mardi 2 juin 2015

Oraux du CELSA

Voilà un compte-rendu de mon petit séjour à Paris, la tour Eiffel, Notre-Dame... Ah non pardon, là c'était plutôt : la salle des entretiens, la salle d'anglais. Les fameux oraux du CELSA. Je vous donnerai les détails sur l'ambiance et mes réponses quand j'aurai pris le temps de tout écrire en détail. En attendant, je vous montre le compte-rendu que j'ai envoyé à quelques profs (mon prof principal et les deux profs qui m'avaient préparée aux écrits et aux oraux). 


Epreuve d'anglais (coefficient 2) :

J'ai mal compris l'enregistrement que je devais résumer, la qualité m'ayant souvent empêchée de bien entendre ce qui était dit (il y avait des conversations entre une personne qui en interrogeait une autre par téléphone et les passages étaient beaucoup plus difficiles à comprendre, la voix était un peu brouillée, pas claire). Ma présentation n'a duré qu'entre 7 et 8 minutes. Le jury a ensuite posé 2 ou 3 questions sur l'enregistrement avant de me demander pourquoi je voulais faire de la communication, pourquoi au CELSA particulièrement et si j'avais déjà eu des « expériences » (je ne sais plus le terme exact) à l'international (j'ai mentionné mon échange à Boston et le voyage à Londres). Je ne suis pas du tout satisfaite de cette épreuve, du moins pour la partie présentation / analyse de l'enregistrement. 


Entretien (coefficient 8)

Cette épreuve s'est mieux passée, je suis ressortie avec une impression positive, cela dit c'était le cas de la plupart des personnes qui sont passées avec ce jury donc ça ne donne pas beaucoup d'indications sur nos chances d'admission. L'entretien était bien différent de ce à quoi je m'attendais :on ne m'a posé aucune question sur l'actualité ou sur ma connaissance des médias (ni à ceux qui sont passés avec le même jury que moi), le jury semblait vraiment essayer de cerner la motivation et la personnalité. Il y avait deux hommes et une femme. Ils étaient très sympathiques et faisaient en sorte que les candidats soient à l'aise. 

Pour les entretiens, le jury avait le CV sous les yeux et partait de points qui attiraient leur attention. Voici les questions que j'ai eues (du moins celles dont je me souviens) : pourquoi avoir choisi la filière médias et communication ? Après, parce que j'en ai parlé et que je l'ai mis sur mon CV, ils ont parlé du blog personnel que j'écris depuis quelques années : pouvez-vous nous en dire un peu plus ? A quelle fréquence écrivez-vous ? Est-ce que vous vous intéressez aux chiffres (nombre de visites) ? Pourquoi avoir choisi de faire un blog où vous parliez de vous plutôt que par exemple un blog sur le cinéma, où sur vos lectures ? Est-ce que vous vous considérez comme un média ?

J'ai aussi parlé de la musique pendant une petite partie de l'entretien mais je ne sais plus comment on en est arrivé à en parler. Une remarque d'un des membres du jury sur le fait que le violoncelle c'est beau mais classique m'a conduite à mentionner le groupe Apocalyptica (un groupe de violoncellistes qui jouent notamment du métal).

Ils m'ont aussi demandé quel média j'utilisais - là j'ai répondu plutôt par rapport aux journaux en prenant une définition peut-être un peu trop restrictive des médias puisqu'ils m'ont dit « mais vous ne vous divertissez pas ? Vous ne regardez pas, par exemple, une maison à vendre, The voice... ? » (j'ai parlé d'une technique de flamenco que j'avais apprise à la guitare suite à une prestation de The voice où un des candidats jouait de cette façon).

Ils m'ont demandé si j'avais regardé un peu la bibliographie du CELSA. J'ai dit que j'avais lu plusieurs extraits de livres, 2 dans la bibliographie, 2 hors biblio. Ils n'ont pas cherché à vérifier ce que je disais où à m'interroger mais j'ai quand même essayé de faire un lien entre un livre de Rosanvallon et un fait d'actualité, de façon très allusive (ils n'ont pas posé de questions dessus), et essayé de montrer mon intérêt en évoquant deux concepts qui m'ont, par exemple, intéressée dans la com (contenu / relation chez Watzlawick).

Leur dernière question : « si là maintenant on vous disait que vous pouvez directement travailler dans le média que vous voulez, qu'est-ce que vous choisissez ? ». J'ai d'abord dit « Internet », ils ont voulu une réponse plus précise, j'ai donc répondu que par exemple travailler à l'élaboration de la nouvelle formule de Libération m'aurait beaucoup intéressée.

Une dernière remarque : les entretiens peuvent être très différents d'un jury à l'autre (ou d'une filière à l'autre), j'ai un peu discuté avec des personnes qui avaient passé leur entretien pour la filière ressources humaines et eux ont eu des questions sur l'actualité (il y a eu des questions sur la croix rouge, la loi sur le travail, on a demandé à quelqu'un ce qu'il pensait de la nomination de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions...).

Le déroulement des oraux m'a en tout cas laissé une bonne impression quant à l'esprit de l'école.

samedi 30 mai 2015

En route vers les oraux

Waouh, ça fait bizarre de me dire que je vais bientôt à l'oral du CELSA. Depuis les écrits j'avais tellement décroché des cours, des concours, du lycée, que je répétais à tout le monde "non mais je préfère ne pas être admissible et puis voilà, comme ça je reste à Lyon c'est très bien". J'étais convaincue que je n'allais pas être admissible et je m'étais faite une raison. J'avoue que je l'ai moins ramenée en apprenant les résultats. J'ai été assez fière, d'abord, d'avoir réussi ces écrits qui me paraissaient au départ presque insurmontables, et ensuite je me suis dit "aie aie aie mince" parce que je n'avais pas bossé les oraux, que j'étais à Londres à ce moment-là, donc que je n'aurais qu'une semaine pour être au point. Je me demande encore si c'est possible. 

J'ai essayé de me remettre à jour sur les principaux faits d'actualité dont on parle ou dont on a parlé (FIFA, réforme des collèges ou de la santé, dialogue social, "les républicains", la familia Le Pen, le Brexit et le Grexit, la Pologne, Podemos en Espagne, les FARC en Colombie, le referendum en Irlande...) mais j'ai peur d'avoir oublié des choses importantes ou d'être incapable d'avoir un avis si on me demande d'en avoir un sur je ne sais pas quel sujet d'actualité que je ne maîtrise pas. J'ai prévu ma réponse si on me demande d'évoquer un sujet d'actu qui m'a marquée dans l'actualité récente.

J'essaie aussi de trouver des arguments sur ma motivation au CELSA, parce que l'argument "c'est l'intuition" risque d'être peu apprécié, j'ai choisi ma tenue (plutôt décontractée quand même, je suis contente de ne pas aller aux oraux des écoles de commerce), prévu, grosso modo, les réponses aux questions "pourquoi le CELSA ?", "pourquoi la communication ?", je n'ai malheureusement pas d'idée très précise en tête sur le projet professionnel, j'ai cherché quelques qualités et défauts si on me demande, j'ai fait 2 colles d'anglais type CELSA (15 minutes de préparation c'est short quand même), une avec ma prof d'anglais (que j'adore, en passant) et une avec une amie. 

Il me reste à continuer de me mettre à jour sur l'actualité (olalala je suis convaincue que je vais oublier des choses d'ailleurs) et il faut que je relise quelques trucs que j'avais lus pour préparer l'écrit parce qu'ils peuvent poser des questions dessus. Et que je sois très au point sur l'actualité des médias et de la communication.

Mais j'ai un peu peur quand même. De me faire avoir par les questions d'actualité. Ou de trop parler et donc ne pas aller à l'essentiel. Ou d'être stressée donc me bloquer et ne plus savoir quoi dire. 

Cela dit, je suis contente d'avoir bientôt passé cet oral, et d'être la première de ma classe (on est quatre admissible) à le passer, au moins elles ne me stresseront pas en me racontant les questions qu'on leur a posées. Stressée, oui un peu, mais en même temps je trouve ce genre d'oral amusant : il paraît que la conversation avec le jury est plutôt détendue, ce qui me rassurera, et qu'ils font quelques traits d'humour. 

Demain, direction Paris. Lundi, oral de la mort qui tue.

To be continued...

dimanche 24 mai 2015

Admissible

J’ai appris cette bonne nouvelle pendant mon voyage à Londres avec une partie de ma classe, le 21 mai à 16h : je suis admissible au CELSA et mes 2 oraux auront lieu le 1er juin. Je vous raconterai tout ça en détail dans les jours qui suivent (et je parlerai du voyage !). J’étais convaincue que j’avais raté les écrits donc je n’ai rien bossé pour ces oraux, pas suivi l’actu, rien. Cette semaine va donc être intense (mission : se trouver un projet professionnel). Oral j’arrive !